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Le Ministre / Discours
 

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DISCOURS DE MONSIEUR MOCTAR OUANE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE ORDONNATEUR NATIONAL DU FED

A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE DE L’EUROPE



 

Mesdames, messieurs les ministres,

Monsieur l’ambassadeur, Chef de la délégation de la Commission  européenne au Mali,

Monsieur l’ambassadeur de la République française, représentant la présidence de l’Union,

Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,

Mesdames, messieurs les ambassadeurs, représentants d’Organisations internationales, Chefs de mission, de bureau  et de postes consulaires,

Mesdames, messieurs,

 

Je voudrais, tout d’abord, remercier  Monsieur l’ambassadeur Giacomo DURAZZO, chef de la Délégation de la  Commission  européenne au Mali, de son aimable invitation à cette cérémonie commémorative de la Journée de l’Europe.

 

Comment ne pas saisir cette occasion pour saluer, d’emblée, la belle réussite que constitue la construction du projet européen ? L’Europe, on le sait, apparaît aujourd’hui, d’abord, comme un espace communautaire où circulent librement biens, services, personnes et capitaux, ensuite, comme la première puissance commerciale du monde avec plus de 18% du volume total des importations et exportations dans le monde, et, enfin, comme un acteur majeur sur la scène internationale – notamment pour la paix et la stabilité dans le monde.

 

Permettez-moi, ensuite, Mesdames et messieurs, en ma qualité d’ordonnateur  national du FED,  de souligner, pour m’en réjouir au nom du gouvernement de la  République du Mali, la qualité exceptionnelle de la coopération  Mali-Union européenne.

 

Il me plaît, à cet égard, de rappeler que le gouvernement malien et la Commission européenne ont procédé à Lisbonne, le 09 décembre 2007, en marge du 02e Sommet Afrique-Union européenne, à la signature du Document de stratégie-pays et du Programme indicatif national pour la période 2008-2013 permettant ainsi l’allocation à notre pays, dans le cadre du 10e FED, de près de 560 millions d’euros soit environ 367 milliards  de FCFA.

 

Ce concours financier record contribuera utilement à la mise en œuvre du Projet de développement économique et social                 ( PDES), permettant ainsi d’améliorer :

·         la gouvernance politique et économique de notre pays ;

·         la production primaire et le renforcement de la sécurité alimentaire, en particulier dans la zone de l’Office du Niger ;

·         l’accès  des populations aux services sociaux de base, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’eau potable.

 

 

 

Mesdames, messieurs,

 

Le Sommet de Lisbonne, auquel a pris une part active le Président Amadou Toumani TOURE, a jeté les bases d’un nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe fondé sur un dialogue équilibré, des droits et obligations partagés.

 

Le Mali se réjouit de l’adoption, à cette occasion, de la nouvelle stratégie conjointe Afrique –Union européenne, qui devrait permettre de donner la cohérence et la visibilité voulues à la politique européenne d’aide au développement.

 

Dans cette perspective, il est essentiel, me semble t-il, d’abord, d’œuvrer au renforcement des relations commerciales avec notre continent, à travers, notamment, l’amélioration de l’accès de nos produits aux marchés, la réduction des subventions aux exportations, l’élaboration de normes dans les domaines de la santé et de la protection des consommateurs ou encore l’appui aux structures et systèmes de production. A cet effet, les négociations des Accords de partenariat économique (APE), notamment avec l’Afrique de l’Ouest, méritent d’être conduites avec  flexibilité, s’agissant en particulier des négociations sur la libéralisation  des échanges et la prise en charge des coûts d’ajustement découlant de la mise en œuvre desdits Accords.

 

Au-delà, et dans la même veine, il importe, ensuite, que soient respectés les engagements pris par la communauté internationale y compris l’Union européenne d’accroître l’aide  publique au développement. Pour ce faire,   la Commission doit, me semble t-il, poursuivre ses efforts afin que l’Union européenne, qui fournit déjà près de 60% de l’aide publique au développement globale, continue d’assurer le leadership mondial dans ce domaine.

 

Enfin, il convient, dans l’esprit du nouveau partenariat stratégique Afrique-Union européenne, de promouvoir le développement durable, à travers la mise en œuvre des engagements pris pour infléchir la tendance actuelle à la dégradation de l’environnement, en particulier s’agissant de la désertification, de la déforestation, de l’énergie et de l’eau.

 

Mesdames, messieurs,

 

La coopération exemplaire et dynamique qu’entretiennent le  Mali et l’Union européenne constitue, assurément, une préfiguration du partenariat véritable voulu entre l’Afrique et l’Union européenne.

 

Participe de cette dynamique, l’existence d’une volonté politique partagée, qui s’articule, d’une part, sur l’appui qu’apporte la Commission européenne à notre pays, notamment dans la mise en œuvre des programmes de gouvernance, qui sont,  au cœur du Projet de développement économique et social (PDES), et ce  à travers l’institution des tranches incitatives dans le cadre du 10e FED.

D’autre part, et subséquemment, le gouvernement du Mali a adopté en janvier 2007, un plan d’engagement en matière de gouvernance assorti d’un calendrier d’exécution pour la période 2007-2013. Au demeurant, le renouveau de l’action publique prôné par le PDES s’inscrit dans la même perspective.

 

A cet égard, je me réjouis de la qualité du dialogue politique que nous développons tant avec la Délégation ici à Bamako qu’avec la Commission à Bruxelles. Je puis vous assurer que ce dialogue sera poursuivi et renforcé, notamment à l’occasion de la table-ronde des bailleurs de fonds qui se tiendra ici à Bamako au mois de juin prochain.

 

Mesdames, messieurs,

 

Je vais conclure en me faisant l’écho des plus hautes autorités du Mali auprès de la Commission européenne pour exprimer leurs remerciements et la gratitude de notre peuple pour l’appui constant et, de plus en plus important,  de l’Union européenne à nos efforts de développement économique et social.

 

Bonne fête du 09 mai !

 

Je vous remercie de votre aimable attention ./.

                                                                                  Musée national,  le 09 mai 2008

 
 

 
Remarques de SEM Moctar OUANE Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale à la clôture des travaux de la 06e Session de la Grande Commission mixte Mali – Guinée




Monsieur le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération de la République de Guinée, Cher frère et ami Maître Abdoul Kabélé CAMARA,

Excellences,

Mesdames et messieurs,

 

La 6e session de la Grande commission mixte de coopération Mali– Guinée  s’achève.

 

Que faut-il en retenir ?

 

Trois conclusions principales.

 

Premièrement : l’esprit de la session :

 

Je pense pouvoir me faire l’écho de tous pour saluer l’esprit de compréhension mutuelle, de solidarité et de fraternité qui a présidé au déroulement des travaux.

 

Je voudrais, à cet égard, féliciter les experts des deux délégations d’y avoir contribué, et les remercier de leur dur labeur  qui nous aura permis de disposer de conclusions satisfaisantes sur la quasi-totalité des questions inscrites à l’ordre du jour de la présente session.

 

Deuxièmement : les résultats positifs obtenus.

 

Rarement une session de commission mixte aura été aussi fructueuse.

D’abord, par la consolidation  de nombreux acquis : échanges commerciaux, transports, coopération transfrontalière, sécuritaire et militaire.

Ensuite, par la diversité et la pertinence des domaines de coopération : coopération décentralisée, énergie, mines, élevage pêche,  tourisme, technologie de l’information.

 

Comment, dès lors, ne pas se réjouir des perspectives de la coopération guinéo - malienne ? Ces perspectives ne sont pas seulement prometteuses, elles sont emblématiques de ce que veulent et peuvent réaliser ensemble deux peuples frères, deux pays voisins et amis, deux nations en développement solidaires.

 

Troisièmement : la nécessité d’un suivi efficace.

 

Les actions arrêtées comme les mesures préconisées  doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux afin de permettre à la coopération     guinéo – malienne redynamisée de produire son plein effet.

 

A cet égard, le gouvernement du Mali se réjouit de la mise en place prochaine d’un Comité de suivi, et prendra toutes les mesures voulues pour ce faire.

 

 

Voilà, mesdames et messieurs, les quelques remarques que j’ai souhaitées faire avant de clôturer les travaux de la 6e session de la Grande commission mixte de coopération Mali –Guinée.

 

Je vous remercie de votre aimable attention./.

 

Bamako, le 13 mai 2008


 

 
 

 
 
 
Le Ministre
  SE Moctar OUANE  
     
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